Le Défenseur des droits
mise à jour du 11 Janvier 2010

La transfusion peut-elle transmettre des maladies ?

Ces maladies sont  des évènements indésirables survenant chez le receveur (EIR) à cause d'un agent pathogène contenu dans le produit. Cet agent transmissible peut être un virus, une bactérie, un parasite, un agent non conventionnel type prion ou un agent encore inconnu à ce jour. De nombreuses mesures ont été prises depuis 15 ans pour diminuer ce risque produit.

Le risque de transmission d'une maladie virale à virus majeur connu (HIV, HTLV, VHC, VHB) est devenu infime grâce à la sélection rigoureuse des donneurs de sang et  aux dépistages spécifiques (particulièrement le Dépistage Génomique Viral du VIH et du VHC mis en place sur tous les dons en 2001). Ce risque, appelé risque résiduel,  est estimé en France à :

Pour le VIH : 1/ 3 900 000 dons (moins d'un don infecté par an)

Pour le VHC : 1/ 6 600 000 dons (moins d'un don infecté tous les deux ans)

Pour le VHB : 1/ 2 400 000 dons (un don possiblement infecté par an)

 

Par ailleurs, une vigilance constante  est organisée pour surveiller l'apparition de nouveau virus comme récemment le Virus du Nil Occidental (WNV) ou le virus de la dengue qui peuvent être transmis par la transfusion. Des mesures immédiates d'éviction des donneurs à risque , de dépistage des dons potentiellement contaminés, ou d'inactivation des pathogènes dans  les produits sont alors mises en place par l'Etablissement Français du Sang pour pallier ce risque.

 

Le risque de transmission d'affection parasitaire est extrêmement faible en raison  d'une prévention spécifique (paludisme, trypanosomiase) avec ajournement des donneurs exposés et détection  biologique systématique des dons potentiellement infectés

 

Le risque de complications infectieuses liées à une contamination bactérienne  du produit est rare mais sa gravité peut être extrême si le receveur est immunodéprimé. Cet évènement survient moins de 10 fois par an en France. Toutes les mesures d'asepsie et de rigueur dans la conservation des produits diminuent ce risque qui, cependant, ne sera écarté que par l'utilisation en routine de techniques d'inactivation des pathogènes.

 

Le risque de transmission de maladies à prions type vMCJ est réel mais ne peux pas être chiffré. 4 cas ont été décrits au Royaume Uni, pays le plus exposé au risque. En France, la prévention de la transmission transfusionnelle a été basée sur  la déleucocytation des PSL, l'exclusion du don des donneurs « à risques » et  le réseau de surveillance et de suivi des donneurs.


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