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mise à jour du 11 Janvier 2010

La transfusion peut-elle entraîner des réactions chez certains patients ?

Chez certains patients,  la transfusion entraîne des réactions qui sont plus ou moins sévères et qui dépendent souvent du profil clinique ou biologique du receveur. Ces réactions sont nombreuses, variées, assez fréquentes (2,5 pour mille PSL transfusés) et le plus souvent facilement résolutives spontanément ou avec un traitement simple. Les principales sont :

  • Les réactions allergiques qui peuvent aller de la simple réaction bénigne (urticaire, érythème, prurit...) au choc anaphylactique gravissime voire mortel. Ces réactions sont imprévisibles et doivent faire l'objet d'un traitement préventif lors d'une transfusion ultérieure.

 

  • L'apparition d'une poussée fébrile et de frissons (RFNH: réaction fébrile non hémolytique), évènement isolé, extrêmement classique et sans gravité, spontanément résolutif.

 

  • Les accidents de surcharge à cause d'une transfusion trop volumineuse ou trop rapide surtout chez les patients insuffisants cardiaques ou rénaux. Ce sont actuellement les complications transfusionnelles les plus fréquemment rencontrées. Une prise en charge adaptée et précoce permettent de voir disparaître tous les symptômes qu'ils soient pulmonaires (OAP), ou circulatoire (HTA).

 

  • Les incompatibilités immunologiques spécifiques liées à la présence chez le receveur d'anticorps antiérythrocytaires, anti HLA, anti plaquettaires ou anti protéiques. Les évènements indésirables générés peuvent être une hémolyse, une inefficacité transfusionnelle, l'apparition d'un purpura ou d'un choc sévère. La recherche pré transfusionnelle obligatoire des anticorps anti érythrocytaires permet de pallier ces incidents. De même chez le polytransfusé en plaquettes, la connaissance du statut immunologique dans les systèmes HLA et PLA est une prévention efficace.

 

  • L'œdème pulmonaire lésionnel ( TRALI ) est une complication rare mais sévère liée à une incompatibilité entre le donneur et le receveur, due à la présence d'anticorps anti leucocytes dans le produit transfusé. La précocité de la reconnaissance diagnostique et la prise en charge adaptée du patient peuvent éviter une évolution fatale.

 

  • Dans certaines circonstances exceptionnelles, une réaction du greffon contre l'hôte, pathologie gravissime, aigue ou chronique, le plus souvent fatale peut survenir à la suite d'une transfusion. L'irradiation des PSL pour transfuser les patients qui se trouvent dans ces situations cliniques à risques a quasiment fait disparaître cette complication transfusionnelle

 

  • Enfin, il faut savoir que certains virus comme par exemple le parvovirus B19 ou le CMV sont des virus qui sont portés par un grand nombre d'individus dans la population sans aucune conséquences morbides mais lorsque ces virus rentrent en contact avec des sujets immunodéprimés, ils peuvent induire une maladie grave. Les patients à risques bénéficient par conséquent d'un «protocole transfusionnel» qui impose le dépistage de ces virus dans les PSL qui vont leur être transfusés.

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