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QUESTION PRÉCÉDENTE :
Promouvoir la « bientraitance »
Respect réciproqueLes personnes soignées ne doivent toutefois pas perdre de vue que le bon déroulement des soins repose fondamentalement sur un respect réciproque. Si le malade, personne vulnérable par excellence, demeure une victime « privilégiée », les soignants constituent eux-mêmes désormais une catégorie de victimes « à risque ». Si le patient et ses proches disposent de droits, ils ne doivent jamais oublier qu'ils ont aussi des devoirs, au même titre que les professionnels de santé.
Le Pôle Santé et Sécurité des Soins a constaté l'existence d'un climat de méfiance réciproque, source de conflit et qui induit des attitudes d'auto-protection de la part des professionnels et l'émergence de comportements agressifs de la part des usagers.
Face à un quotidien difficile, il n'est pas toujours évident pour les professionnels de santé d'affronter une agressivité mal contrôlée exercée à leur encontre : incivilités, propos violents ou obscènes, menaces, intimidations, humiliations, voire, plus rarement, des coups. Au cours des dix premiers mois de l'année 2009, P3S a recueilli près de 60 réclamations de la part de professionnels de santé. Ce serait ainsi faire offense à l'ensemble de la profession médicale que de nier le non respect d'autrui qui prolifère dans les établissements de santé et la violence subie par les professionnels. Celle-ci doit aussi être prévenue et sanctionnée selon les règles du droit commun. L'Observatoire National des Violences Hospitalières note dans son rapport d'activité 2008 : « ... parler de la violence au sein des établissements de soins n'est plus un épiphénomène tant cette dimension a intégré les établissements de santé et les conditions de travail des personnels qui y sont attachés ... ». L'actualité nous rappelle parfois dramatiquement cette réalité.
QUESTION SUIVANTE :
Transfert d’agressivité
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