Pour une meilleure prise en charge aux urgences psychiatriques
Monsieur C., âgé de 38 ans, suivi pour une schizophrénie stabilisée, a présenté un syndrome confusionnel aigu et des troubles de l'équilibre sur la voie publique. Il a été transféré par les gendarmes aux urgences médico-chirurgicales d'un centre hospitalier universitaire (CHU), puis orienté vers les urgences psychiatriques de cet hôpital.
Le patient a été placé sous hospitalisation sur demande d'un tiers (HDT) et hospitalisé en unité psychiatrique.
Après cinq jours d'isolement, l'hospitalisation sur demande d'un tiers a été levée et le patient a pu sortir de l'hôpital. Mais, de retour chez lui, il s'est plaint de céphalées et son entourage a constaté une paralysie faciale. Un scanner a alors été réalisé par son médecin traitant, mettant en évidence un hématome intracérébral, pour lequel monsieur C. a été hospitalisé en neurologie pendant 15 jours. Il apparaît donc que le syndrome confusionnel n'était pas du a sa pathologie psychiatrique, mais à un hématome intracérébral dont le diagnostic a été fait tardivement.
Le jugement des médecins des urgences a ainsi été influencé par les antécédents psychiatriques du patient. La famille a contacté le pôle Santé du médiateur de la République, qui s'est rapproché de la direction du CHU et des équipes médicales concernées. Au terme d'une médiation médicale, le service des urgences a mis en place une procédure de sécurisation de la prise en charge des patients admis aux urgences psychiatriques.