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21/04/2011« 2011, année des patients et de leurs droits, mythe ou réalité ? »Dr Alexandra Fourcade, responsable de la mission Usagers de l'Offre de Soins, Direction Générale de l'Offre de Soins, Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé Le dispositif « 2011, année des patients et de leurs droits » a été officiellement lancé le 4 mars dernier, au Conseil Economique Social et Environnemental. Au-delà des effets d'annonce, il est légitime de s'interroger sur la réalité de l'application de ces droits dans notre système de santé et sur les pistes d'action à engager pour répondre aux exigences croissantes des patients d'être des acteurs de leur santé et de la politique nationale de santé. Tout d'abord, le constat : notre pays dispose d'un corpus de textes qui protège les patients et leur assure une participation effective à leur prise en charge médicale. Mais, force est de constater, que ces droits restent encore méconnus pour beaucoup d'entre eux. Un sondage récent effectué en Septembre dernier révèle ainsi que 50% des français seulement disent avoir entendu parler des « droits des patients » qui reste un concept très flou. Pire, quand il s'agit de citer précisément les dispositifs mis à leur disposition pour faire valoir leurs droits, les chiffres sont édifiants : un tiers seulement des français connait l'existence du médiateur médical, de la Commission Régionale de Conciliation et d'Indemnisation des accidents médicaux (CRCI), ou le pôle santé et sécurité des soins du médiateur de la république...Plus de 65% des français seraient incapables de savoir à qui s'adresser en cas de problèmes liés à une hospitalisation (82% n'ont jamais entendu parler du représentant des usagers..). Si l'on regarde du côté des professionnels de santé, le constat n'est pas meilleur. Si la plupart des professionnels de santé se disent favorables à la « montée en puissance » des droits des patients tels que présentés dans la loi du 4 Mars 2002, ils mettent en avant des réserves quant à leur bonne application dans la pratique quotidienne. Plusieurs raisons à cela : la crainte implicite du risque de transformation de la relation médecin-malade vers une relation plus conflictuelle avec un risque de judiciarisation mis en avant par plusieurs sondés (cf les situations de refus de communication de dossier médical dans l'affaire du Médiator !) ; plus simplement, l'absence de formation, les conditions matérielles de l'organisation de la pratique médicale qui rendent peu compatibles des échanges approfondis sur le respect des droits comme la désignation de la personne de confiance, les directives anticipées... Face à ce constat, plusieurs leviers d'actions ont été identifiés pour promouvoir les droits des patients dans le cadre du dispositif « Année 2011 » :
Plusieurs affaires récentes ont démontré l'importance d'une information structurée, synthétique et comparative accessible au plus grand nombre pour prévenir la « défiance » des usagers en cas de crise sanitaire : H1N1, Médiator.. il est urgent de rendre accessible et partagée l'information en santé afin d'assurer la cohérence des décisions entre professionnels de santé, usagers et pouvoirs publics.
C'est autour de ces quatre axes que vivra le dispositif « 2011, année des patients et de leurs droits » autour d'un label lancé début 2011 pour valoriser les projets exemplaires menés autour des droits des patients, un prix national fin 2011 pour récompenser les meilleurs projets, des forums régionaux .. Plus de renseignements sur : www.2011-annee-droits-patients.sante.gouv.fr/
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