Le Défenseur des droits
mise à jour du 21 Avril 2011
17/02/2011

Sensibiliser et former le personnel de maison de retraite

Monsieur B, 70 ans, a été victime d'un accident vasculaire cérébral (AVC) survenu à son domicile.


Après une prise en charge médicale en urgence au sein d'un établissement de soins, Monsieur B a été transféré dans une maison de retraite car son domicile n'était pas adapté et son épouse souffrante.


En effet, aucun centre de rééducation ne pouvait accueillir Monsieur B par manque de disponibilité dans sa région.


La prise en charge de Monsieur B dans cet établissement va se révéler, selon les dires de Madame B, catastrophique.


Non seulement son époux n'a pas bénéficié des soins de rééducation nécessaires (kinésithérapie, orthophonie...) mais celui-ci a été victime de maltraitance de la part du personnel.


Madame B a contacté le Pôle Santé et Sécurité des Soins du Médiateur de la République déplorant cette prise en charge et citant quelques exemples de maltraitance à l'encontre de son mari :



  • lors d'un transfert «lit-fauteuil» Monsieur B. aura la jambe coincée dans la barrière de son lit. L'aide-soignant restera sourd à sa souffrance, le grondera même... Dans les jours qui ont suivi, Monsieur B a présenté un énorme hématome qui nécessitera des injections d'anticoagulants ainsi qu'une ponction.

  • Lors d'une visite de nuit, l'infirmier réveillera Monsieur B. afin de lui donner son traitement. Celui-ci sortant de son sommeil et n'ayant pas pris assez rapidement ses cachets fut secoué très violemment à deux reprises par l'infirmier, très irrité, qui lui a dit: «avale ça sinon je te casse la gueule»...


Le Pôle Santé et Sécurité des Soins (P3S) s'est rapproché de la Direction d'Etablissement afin de porter ces comportements à sa connaissance.


Les deux professionnels (aide-soignant et infirmier) ont été entendus et ont nié les faits ; ce qui n'a pas empêché la direction de sensibiliser l'ensemble du personnel à ces comportements pour que de telles situations ne se reproduisent plus.


A la demande de P3S, des actions de formations ont été engagées auprès de tous les personnels intervenants dans cette structure.


Monsieur B a pu retourner chez lui dans le cadre d'une hospitalisation à domicile.


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