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QUESTION PRÉCÉDENTE :
Cette infection est-elle facile à traiter ?
Comment peut-on s'en protéger ?Au niveau hospitalier, elle met en jeu les règles simples d'hygiène en utilisant des antiseptiques puissants comme l'eau de Javel puisque les Pseudomonas résistent à presque tous les ammoniums quaternaires (antiseptiques les plus récents). On doit en particulier éviter d'apporter au patient hospitalisé des fleurs coupées, des plantes en pot, des légumes et/ou des fruits crus.
L'hygiène des mains, les précautions dans la désinfection des flacons de perfusion (Pseudomonas se développe parfois entre capsule et bouchon de caoutchouc), en évitant les contaminations, limitent la transmission à l'hôpital.
La contamination par les eaux nécessite une bonne désinfection des eaux et, en particulier, des piscines et des bains à remous, des lavabos et des douches dans les chambres d'hôpital. La colonisation de l'eau peut être réduite par un détartrage et une désinfection à l'eau de javel. Ces mesures sont nécessaires dans les zones où sont hospitalisés des patients fragiles et au bloc opératoire.
Les patients porteurs de bacilles pyocyaniques ne font pas systématiquement l'objet d'un isolement lors de leur hospitalisation. Il s'agit d'un germe opportuniste qui est responsable d'infection chez les patients particulièrement fragiles mais qui est rarement à l'origine d'épidémie. Il se transmet de patient à patient par l'intermédiaire des mains mais est très rarement responsable d'infection chez les sujets sains. Il n'y a donc pas, en principe, de risque pour la famille ou les amis qui rendent visite à leur proche hospitalisé.
Dans les établissements de cure thermale, Pseudomonas aeruginosa fait l'objet d'une surveillance particulière et régulière au niveau des captages d'eau et des circuits, coordonnée par la DDASS.
QUESTION SUIVANTE :
Qu'est-ce qu'une infection à Clostridium difficile ?
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