Le Défenseur des droits
mise à jour du 11 Janvier 2010

Quelles sont les spécificités de la tuberculose survenant en milieu de soins ?

 

La tuberculose peut survenir soit chez un membre du personnel, soit chez un malade.

Le risque de transmission peut être réduit par deux mesures préventives :

  • Isolement « air » rigoureux des patients, mis en place dès qu'une tuberculose de l'appareil respiratoire est suspectée. Il doit être maintenu lorsqu'un traitement antituberculeux est instauré, même si les examens microscopiques des produits d'origine respiratoire sont négatifs.

 

  • Surveillance médicale adaptée des personnels, qui tient compte du nombre de tuberculoses contagieuses reçues dans les services.

 

  • Le risque de transmission y est élevé car :

 

  • Le confinement est important,

 

  • Les contacts personnels-malades doivent être considérés, à priori, comme proches,

 

  • Le risque de transmission peut être accru par certaines manoeuvres médicales à risque (intubation, trachéotomie, endoscopie bronchique, expectoration induite, kinésithérapie respiratoire, autopsie).

Les malades constituent une cohorte de personnes souvent immunodéprimées.

L'origine nosocomiale de la tuberculose est actuellement probablement sous-estimée en raison du délai entre l'infection et la maladie, parfois très long. Elle peut dans certains cas être confirmée par le typage moléculaire. L'utilisation prochaine de nouveaux tests de dépistage de l'infection tuberculeuse (dosage de l'interféron) devrait entraîner des modifications des procédures actuelles pour le diagnostic d'infection nosocomiale tant chez les patients que chez le personnel.

L'infection tuberculeuse latente et la tuberculose maladie sont reconnues comme maladie professionnelle chez le personnel.

En 2004, 256 cas de tuberculose ont été notifiés chez des personnes dont la profession était à caractère sanitaire ou social (infirmière, médecin, aide soignante, assistante maternelle, etc.). Leur âge médian était de 40 ans et 51,6% étaient des femmes. Les formes pulmonaires isolées ou associées représentaient 76,2% des cas. Enfin, 60,2% de ces cas étaient nés en France.


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