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mise à jour du 11 Janvier 2010
QUESTION PRÉCÉDENTE : Quels sont les facteurs favorisants ?

Quels sont les signes cliniques évocateurs ?

 

Les signes cliniques sont souvent les premiers à apparaître, bien qu'ils ne soient, isolément, ni très sensibles, ni très spécifiques. Ils surviennent entre le 7° et le 21° jour postopératoire.

 

Les signes d'appels les plus classiques sont :

  • une fièvre élevée persistante (supérieure à 3 jours) ;
  • un écoulement de plaie ;
  • une instabilité sternale témoin d'une désunion cutanée sternale ;
  • une collection purulente ou une cicatrice inflammatoire.

 

La douleur sternale n'est pas spécifique mais, lorsqu'elle apparaît de novo ou qu'elle est provoquée par la mobilisation des berges sternales, peut faire suspecter le diagnostic.

 

Parfois, le tableau clinique est moins évocateur. Les signes locaux peuvent être discrets, notamment chez les transplantés cardiaques, alors que les signes généraux tels un sepsis ou un choc septique sont au premier plan.

 

Cependant, en pratique clinique, la médiastinite postopératoire se présente le plus souvent sous une forme fruste, secondaire à une antibiothérapie précoce et non adaptée, retardant le diagnostic. Or, le pronostic de la médiastinite antérieure est fortement corrélé à la précocité du diagnostic et de la prise en charge du malade.

 

Enfin, il convient de distinguer la médiastinite postopératoire de la simple suppuration pré-sternale, généralement superficielle, et considérée par la plupart des chirurgiens comme une complication bénigne et localisée. L'infection de plaie superficielle est limitée à la peau et au tissu sous-cutané et les signes (rougeur, collection purulente, désunion de la cicatrice) sont toujours localisés.

QUESTION SUIVANTE : Comment fait-on le diagnostic ?

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