Le Défenseur des droits
mise à jour du 11 Janvier 2010
QUESTION PRÉCÉDENTE : Quel traitement médical ?

Comment optimiser la prévention ?

 

La prévention débute en premier lieu par le contrôle de l'environnement (ventilation, bacs, surfaces, hygiènes des mains et vestimentaires). Des tests, cultures de l'air et prélèvements doivent être systématiquement et périodiquement réalisés.

 

La période préopératoire constitue pour le chirurgien un temps essentiel pour identifier les sujets « les plus à risques ». Son indication opératoire sera élective et individuelle et tiendra compte du terrain et des antécédents du patient (insuffisants respiratoires chroniques, diabétiques, obèses, immunodéprimés, chirurgie itérative...).

 

Le dépistage nasal de Staphylococcus aureus résistant à la méticilline chez tous les patients sera systématique, associant en cas de positivité l'application nasale d'un antibiotique local pendant 48 heures, l'isolement des patients porteurs ou infectés et une antibioprophylaxie par un antibiotique par voie intraveineuse.

 

La préparation du malade est primordiale dans la prévention :

  • Le patient porteur d'une bronchopneumonie chronique obstructive aura reçu une préparation par kinésithérapie respiratoire et aérosols, 15 jours avant la date opératoire.
  • Le patient traité par corticoïdes devra, si son état le permet, en être sevré progressivement sur les 6 semaines préopératoires.
  • Une courte durée d'hospitalisation préopératoire sera conseillée.
  • La préparation cutanée sera irréprochable. Le patient recevra une douche à la Bétadine la veille de l'intervention et sera tondu électriquement quelques heures avant le bloc. L'usage du rasoir manuel est désormais proscrit. Une préparation antiseptique cutanée sera faite avant et après le rasage. Un lavage et une désinfection cutanée seront effectués au bloc, quelques minutes avant l'incision.
  • Une antibioprophylaxie (faite « au bon moment avec les bons antibiotiques ») sera systématiquement débutée avant l'incision, pour une durée de 24 à 48 heures.
  • L'insulinothérapie périopératoire pourra être proposée aux diabétiques pour maintenir la glycémie à des taux normaux.
  • Il conviendra de restreindre le nombre d'intervenants en salle.
  • Un lavage des mains avec les solutions hydro-alcooliques entre chaque changement de gants (toutes les deux heures) et une double paire de gants seront indispensables.
QUESTION SUIVANTE : Qu'est-ce que la tuberculose ?

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