Le Défenseur des droits
mise à jour du 11 Janvier 2010

Comment fait-on le diagnostic ?

Il reste difficile et doit toujours être confronté au contexte clinique.

 

La démarche diagnostique est dominée par la recherche d'une preuve bactériologique de l'infection focale.

 

Les examens complémentaires standards n'apportent guère d'aide diagnostique :

  • l'hyperleucocytose (augmentation des globules blancs) est inconstante ;
  • les marqueurs biologiques de l'inflammation comme la C-reactive protein (CRP) ou la procalcitonine (PCT) sont souvent perturbés en postopératoire ;
  • les hémocultures (recherche de bactéries dans le sang) sont positives tardivement et dans 30 à 60% des cas seulement.

 

L'intérêt de l'imagerie reste très discuté. La radiographie de thorax n'apporte aucune information directe (peut montrer une rupture des fils d'acier, témoignant d'une disjonction sternale sans préjuger de sa cause). Le scanner thoracique reste difficile d'interprétation en raison des fils d'acier et des remaniements (œdèmes, hématomes) entraînés par la chirurgie récente. La seule image réellement évocatrice serait celle d'une collection rétrosternale avec bulles (présence d'air).

 

En pratique, l'examen essentiel est l'aspiration percutanée (à travers la peau) de liquide médiastinal obtenu par ponction à l'aiguille fine suffisamment longue pour atteindre le médiastin en passant entre les berges sternales. Si elle aspire du pus ou si l'examen direct montre la présence de germes, le diagnostic est immédiatement assuré dans ce contexte.

 


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