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QUESTION PRÉCÉDENTE :
Et si j'avais quand même une infection ?
Qu'est-ce qu'une infection du site opératoire ?L'infection du site opératoire est la situation la plus grave, bien qu'elle ne soit pas la plus fréquente. Elle nécessite la mise en oeuvre de tous les moyens en accord avec le chirurgien pour établir le diagnostic. La diversité des situations cliniques ne permet pas un commentaire spécifique pour chaque étiologie.
Les chirurgiens travaillent en principe dans un milieu stérile, mais la plaie de l'opération entre inévitablement en contact avec l'environnement, avec l'air, les gants du personnel et les instruments, peut être avec des sécrétions contaminées par des bactéries venant du patient lui-même (selles, pus). Selon la durée de l'intervention, la gravité du dommage des tissus à réparer, le volume des tissus déjà contaminés avant l'opération, l'infection de la plaie peut se produire plus ou moins tôt (rare dans les 3 premiers jours après l'intervention). Les agents pathogènes sont partout, une infection ne peut donc pas être totalement exclue.
Les interventions qui selon leur nature encourent le plus de risques d'entraîner une infection sont celles qui concernent la cavité abdominale lorsqu'il faut opérer d'urgence une partie de l'intestin sans préparation préalable. Le risque d'infection est également très grand en cas de blessures ouvertes sur les extrémités dont les tissus sont gravement endommagés.
Certaines maladies généralisées comme le diabète sucré, le cancer et la carence alimentaire représentent un terrain favorable aux infections des plaies et retardent la guérison.
Les infections du site opératoire peuvent se situer à deux niveaux : superficiel au niveau de l'incision chirurgicale ou profond au niveau du site anatomique de l'intervention. L'infection de la plaie opératoire correspond à l'invasion des tissus sous-cutanés par des bactéries et à la réaction inflammatoire qui en résulte. Ceci se traduit par des signes inflammatoires locaux (rougeur, chaleur, œdème, douleur) et de multiplication bactérienne (écoulement de pus). Dans certains cas, l'infection s'étend aux tissus musculaires et osseux adjacents et se généralise. Cela se traduit par des signes régionaux comme une inflammation des vaisseaux lymphatiques (lymphangite), une augmentation des ganglions (adénopathies), des signes d'infection musculaire (myosite) ou osseuse (ostéite), et des signes généraux comme de la fièvre.
QUESTION SUIVANTE :
Quels sont les examens qui orientent vers une infection ?
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