Le Défenseur des droits
mise à jour du 11 Janvier 2010

Et si j'avais quand même une infection ?

 L'apparition d'une fièvre postopératoire nécessite une démarche diagnostique rigoureuse. Dans ce contexte, la recherche s'oriente a priori vers un foyer infectieux, d'autant plus que le patient n'était pas fébrile en période préopératoire.

 

L'examen clinique doit être complet. Une augmentation de la fréquence cardiaque est généralement notée chez les patients fébriles, attribuée à la fièvre. Les fièvres isolées sont en général considérées comme bénignes, surtout si elles sont bien tolérées. Cette bénignité peut n'être que temporaire, la fièvre étant généralement le premier signe d'un cortège témoin d'une infection profonde. Cependant, elle est un signe peu spécifique de l'infection. Les signes d'accompagnement de la fièvre sont donc des éléments importants pour leur valeur d'orientation. Un hématome en cours de résorption, une phlébite ou un abcès de paroi peuvent être à l'origine de cette fièvre. Les fièvres accompagnées de frissons et de manifestations circulatoires sont évocatrices d'un épisode septicémique (dissémination des germes dans le sang), mais peuvent se voir également d'un accident transfusionnel.

 

En cas d'évocation d'une cause infectieuse, le site opératoire est le premier territoire à suspecter. L'examen clinique doit donc également rechercher un foyer situé à distance du site opératoire et, selon la fréquence des infections nosocomiales, rechercher une infection urinaire, une infection respiratoire, une infection du cathéter et une infection du sang.

 


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