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RESULTATS DE L'ETUDE ENEIS 2009Cette enquête est destinée à évaluer l'importance des événements indésirables graves rencontrés dans les établissements de santé. Les données ont été recueillies entre avril et juin 2009, sur 8 269 séjours de patients. Au total, sur 31 663 journées d'hospitalisation observées, 374 EIG ont été identifiés, dont 214 sont survenus pendant l'hospitalisation et 160 sont à l'origine d'hospitalisations. Pendant les sept jours d'observation effectués dans chaque unité, au moins un EIG a été identifié dans 76 des 108 unités de chirurgie et dans 94 des 143 unités de médecine. Au total, 171 EIG ont été identifiés dans les unités de médecine et 203 dans les unités de chirurgie. Parmi ces 374 EIG, 177 ont été considérés comme évitables. EIG SURVENUS EN COURS D'HOSPITALISATION Parmi les 214 EIG survenus pendant l'hospitalisation, 80 ont été identifiés dans des unités de médecine et 134 dans des unités de chirurgie. En moyenne, on estime que 6,2 EIG surviennent pour 1 000 jours d'hospitalisation. La densité d'incidence en chirurgie (9,2 ‰) est statistiquement supérieure à la densité d'incidence en médecine (4,7 ‰). Les EIG identifiés dans des unités de chirurgie surviennent plus fréquemment dans les centres hospitaliers universitaires (CHU) que dans les autres centres hospitaliers ou les cliniques privées. La plus grande complexité des cas pris en charge et leur caractère souvent urgent est très probablement un facteur explicatif de ce résultat. Il n'y a en revanche pas de différence significative entre types d'établissements pour les EIG de médecine. Si l'on se restreint aux EIG évitables, la densité d'incidence estimée est de 2,6 ‰, soit moins de la moitié de la densité d'incidence estimée pour l'ensemble des EIG identifiés pendant l'hospitalisation. On n'observe pas de différence statistiquement significative selon la discipline ou le type d'établissement. Les écarts observés au sein de l'ensemble des EIG sont en effet liés aux EIG non évitables, pour lesquels la densité d'incidence est significativement plus élevée en chirurgie qu'en médecine, et, en chirurgie, dans les CHU-CHR que dans les autres catégories. En appliquant les densités d'incidence ainsi mesurées par l'enquête aux journées décomptées par les systèmes d'information hospitaliers pour les séjours relevant du champ de l'enquête, on peut estimer que le nombre d'EIG survenus pendant une hospitalisation se situe dans une fourchette allant de 275 000 à 395 000 par an, dont 95 000 à 180 000 EIG peuvent être considérés comme évitables. Toutefois, cette estimation repose sur l'hypothèse d'une absence de saisonnalité du phénomène, hypothèse que l'on ne peut vérifier avec les données disponibles.
EIG CAUSES D'HOSPITALISATION 159 patients ont été hospitalisés à la suite d'au moins un EIG, 90 dans des unités de médecine et 69 dans des unités de chirurgie. En moyenne, dans l'ensemble des établissements, on peut estimer que 4,5 % des séjours sont causés par un EIG. Cette proportion est significativement plus élevée en médecine (5,3 %) qu'en chirurgie (3,4 %). Les EIG identifiés dans des unités de médecine surviennent plus fréquemment dans les centres hospitaliers (CH) que dans les cliniques privées. Une des raisons est que, en tant qu'hôpitaux de proximité, les CH prennent traditionnellement en charge les séjours médicaux non programmés. Il n'y a en revanche pas de différence significative entre types d'établissements pour les EIG observés dans les unités de chirurgie. Si l'on se restreint aux EIG évitables, la proportion de séjours causés par des EIG est de 2,6 %. Là encore, elle est significativement plus élevée en médecine, où elle atteint 3,2 %, qu'en chirurgie (1,7 %) et, en médecine elle est toujours plus élevée pour les CH que pour les établissements privés. En appliquant les proportions de séjours ainsi estimées aux séjours décomptés par les systèmes d'information hospitaliers sur le champ de l'enquête, on peut estimer que le nombre d'admissions causées par un EIG se situe dans une fourchette allant de 330 000 à 490 000 par an, dont 160 000 à 290 000 EIG peuvent être considérés comme évitables. Toutefois, cette estimation repose sur l'hypothèse d'une absence de saisonnalité du phénomène, hypothèse que l'on ne peut vérifier avec les données disponibles.
POUR EN SAVOIR PLUS : Télécharger l'article : « Les événements indésirables graves associés aux soins observés dans les établissements de santé - Résultats des enquêtes nationales menées en 2009 et 2004 » (ci-joint document pdf intitulé : ENEIS 2009 - DREES - 17 - 2010)
Consulter le site Internet du Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé : http://www.sante.gouv.fr/l-enquete-nationale-sur-les-evenements-indesirables-lies-aux-soins-eneis.html
Se référer aux publications : Amalberti R., Gremion C., Auroy Y., Michel P., Salmi R., Parneix P., Pouchadon M.-L., Hoarau H., Occelli P., Quenon J.-L. et Hubert B., 2007, « Les systèmes de signalement des événements indésirables en médecine », Études et résultats, DREES, n° 584, juillet. Michel P., Quenon J.-L., Djihoud A., Tricaud-Vialle S., de Sarasqueta A.-M., Domecq S., avec la collaboration de Brigitte Haury et de Chantal Cases, 2005, « Les événements indésirables graves liés aux soins observés dans les établissements de santé : premiers résultats d'une étude nationale », Études et résultats, DREES, n° 398, mai. Michel P. et al., 2007, « Étude nationale sur les évènements indésirables graves liés aux soins. Analyse approfondie de 45 événements indésirables graves liés aux soins », Document de travail, DREES, série Études, n° 67, juillet. Michel P. et al., 2006, « Étude nationale sur les évènements indésirables graves liés aux soins », Document de travail, DREES, série Études, n° 60, juin.
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