|
Securitesoins écoute
du lundi au vendredi de 9H à 20H
prix d’un appel local ![]() ![]() |
QUESTION PRÉCÉDENTE :
RESULTATS DE L'ETUDE ENEIS 2009
Les constats du Pôle SantéLutter sur tous les fronts pour améliorer la sécurité des soins, est une promesse récurrente des responsables de santé publique. la mobilisation nécessaire de tous les acteurs est renforcée, dès lors que les mécanismes d'organisation et d'alerte ne se perdent pas dans des méandres administratifs source d'inefficacité et de démotivation. La politique de lutte contre les accidents médicaux évitables impose une tolérance zéro envers les mille feuilles administratifs qui annihilent toutes bonnes volontés. LE CONTEXTE DES PROPOSITIONS Les accidents liés aux soins (infections nosocomiales, événements indésirables graves, accidents de radiothérapie, ...), concernent l'ensemble des professionnels de santé et font l'objet de déclarations obligatoires auprès des autorités sanitaires en vertu d'une législation et réglementation codifiées dans le Code de la Santé Publique. L'examen des dispositifs actuels conduit aux constats suivants. Une situation partiellement connue et une organisation complexe et peu lisible Les étude nationale de référence conduite en ce domaine en 2005 et en 2009 par la DREES (Direction de la Recherche, des Etudes, de l'Evaluation et des Statistiques) concerne uniquement les événements indésirables graves liés aux soins (ENEIS) : 275 000 à 395 000 événements graves liés aux soins surviennent chaque année à l'hôpital dont 95 000 à 180 000 peuvent considérés comme évitables (à rapprocher des 7 millions d'interventions chirurgicales, des plus de 750 000 accouchements, et des centaines de millions d'actes médicaux réalisés chaque année). Une étude publiée au BEH (Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire) le 12 octobre 2010, présente les résultats du dispositif de signalement des infections nosocomiales de 2007 à 2009, où 3721 signalements totalisant 15 192 cas d'infection ou de colonisations ont été reçus au niveau national, avec une augmentation de cas de 23% par rapport à 2006. Un éclatement des structures en charge des dispositifs de signalement avec pour conséquence un manque de coordination et d'une vision stratégique d'ensemble : Sans compter le dispositif applicable aux maladies à déclaration obligatoire (qui ne procèdent pas d'incidents liés aux soins), cinq dispositifs de signalement coexistent et empruntent des circuits différents selon :
Les professionnels de santé ont du mal à s'approprier un dispositif considéré comme chronophage et inutilement complexe. De plus, les notions d' « événement indésirable grave » et celle d' « événement porteur de risque » ne sont pas toujours faciles à percevoir. Des freins culturels prégnants :
La loi du 21 juillet 2009 portant réforme de l'hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires (loi HPST) : des avancées de bonnes augures mais insuffisamment abouties... Modernisation des établissements de santé et clarification de leur gouvernance, au niveau de leurs nouvelles instances de pilotage :
Une organisation désormais territorialisée du système de santé, avec la création des ARS Un pilotage unifié et régionalisé du système de santé avec une approche décloisonnée et globale des questions de santé, dont la veille et la sécurité sanitaire, qui clarifie et simplifie l'organisation sanitaire. Les systèmes d'information de santé, un des leviers majeurs des Agences Régionales de Santé Une volonté affichée par la loi HPST de disposer d'un système de pilotage d'information de santé, qui rendra disponibles aux ARS les informations nécessaires à leurs missions (développement de la « e-santé », relance du DMP ( Dossier Médical Personnel ), création de l'Agence des Systèmes d'Information Partagés (ASIP) ...) Si la responsabilité de chacun des acteurs de santé a été à nouveau redéfinie et renforcée, la sécurité sanitaire confortée comme priorité absolue, force est de constater que les modalités de procédures de signalements d'accidents liés aux soins n'ont pas évolué. Les divers dispositifs sont toujours en vigueur et les nombreux guichets persistent. Or, le signalement est un préalable à l'amélioration continue de la sécurité. Il a un impact positif sur la prévention, permet la mise en œuvre d'expertises externes des événements les plus graves et la mise en place de mesures correctives
QUESTION SUIVANTE :
Les propositions de réforme du Pôle Santé
|