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QUESTION PRÉCÉDENTE :
L'échec thérapeutique et l'accident médical non fautif
La faute
En matière médicale, qui, somme toute, relève du droit commun de la responsabilité contractuelle (établissements privés, médecins libéraux) ou des règles de la responsabilité administrative (secteur hospitalier), la faute engage la responsabilité de son auteur.
Ce principe, corollaire de l'obligation de moyen à laquelle sont soumis les professionnels de santé est rappelé très clairement par l'article L 1142-1 I du CSP.
Les fautes sont multiples : défaut d'information, maladresse, négligence, défaut de précaution ou de surveillance...
Le praticien, (ou son administration en cas de faute de service) et/ou les établissements de santé doivent réparer « intégralement » les conséquences de leurs manquements.
Et en Matière d'accident médicaux, comme pour n'importe quel domaine de responsabilité, l'indemnisation ne peut intervenir que s'il y a un dommage, « effectif ».
Le dommage virtuel (« j'aurai pu en mourir... ») n'est pas indemnisé en France.
En revanche, et contrairement à l'accident médical non fautif qui n'est indemnisable qu'à partir de séquelles d'une certaine gravité, la faute implique l'indemnisation intégrale de tout préjudice aussi minime soit-il (encore faut-il que la réparation escomptée justifie le coût d'une procédure).
QUESTION SUIVANTE :
L'infection nosocomiale
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