Le Médiateur de la République
mise à jour du 11 Janvier 2010

Quels sont les risques de l'anesthésie ?

Quels que soient les risques ils sont en règle générale attendus par les médecins anesthésistes-réanimateurs et ont fait l'objet de procédures écrites pour les éviter ou les corriger le plus rapidement possible quand ils surviennent.

 

Ainsi le risque d'infection au site opératoire est prévenu, outre la préparation cutanée la veille et au bloc opératoire, au moyen d'une antibioprophylaxie (injection préventive d'une dose d'antibiotique adaptée au patient et au type d'intervention réalisée).

 

Il en va de même pour le risque thrombo-embolique prévenu par l'injection prophylactique en péri-opératoire d'anticoagulants (en règle générale des héparines de bas poids moléculaire) et par le port de bas de contention veineuse sur les membres inférieurs.

 

Le risque d'inhalation est prévenu par le jeûne pré-opératoire, le respect d'une procédure d'induction  et d'intubation spécifique chez le patient ayant l'estomac plein en situation d'urgence et par une surveillance étroite au réveil au moment de l'extubation ainsi qu'en salle de surveillance post interventionnelle jusqu'à ce que l'opéré ait recouvré une conscience normale et un réflexe nauséeux.

 

Le risque de nausées et de vomissements en post opératoire est plus fréquent après certaines interventions (ORL...), chez la femme, chez le non-fumeur, chez le patient ayant des antécédents de mal des transports et en cas d'utilisation de morphine pour calmer la douleur en post opératoire. Les anesthésiques intra-veineux actuels en limitent le risque de survenue. Des drogues spécifiques (dropéridol, dexaméthasone) permettent d'en limiter la survenue.

 

 Les risques de compressions nerveuses en per opératoire dus à une mauvaise installation sur la table d'opération sont prévenus en fixant et protégeant les membres du patient opéré afin qu'ils ne puissent être déplacés par inadvertance au cours de l'intervention chirurgicale. Enfin le risque allergique est prévenu en évitant au maximum d'utiliser les substances réputées allergisantes au cours de l'anesthésie. De surcroît chez les patients ayant des antécédents d'allergie avérée à des médicaments ou des aliments, des tests allergiques spécifiques ont pu être réalisés avant l'intervention en testant tous les produits que l'anesthésiste a envisagé d'utiliser au cours de sa procédure.

 

L'hypothermie per anesthésique non intentionnelle consécutive à la suppression de la régulation de la température corporelle pendant l'anesthésie et qui aboutit au fait que l'opéré se refroidit pendant l'intervention est-elle prévenue par l'emploi de couvertures chauffante à air chaud, par le port d'un couvre-chef et la perfusion de solutés réchauffés. En revanche l'hyperthermie maligne est un événement rare. Elle est liée à une intolérance à certains agents anesthésique (gaz halogénés, succinylcholine). Sa survenue demande un traitement urgent par perfusion de dandrolène conservé à proximité dans tout bloc opératoire

 


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